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26 novembre 2018
Auteur : Par Josée Courtemanche

Le vendredi 26 octobre dernier avait lieu l’inauguration de la bibliothèque de rue de l’Écollectif. La fierté était palpable autant chez les parents, heureux de dévoiler le fruit de leur travail, que chez les enfants et le personnel enseignant présents.

Le vendredi 26 octobre dernier avait lieu l’inauguration de la bibliothèque de rue de l’Écollectif. La fierté était palpable autant chez les parents, heureux de dévoiler le fruit de leur travail, que chez les enfants et le personnel enseignant présents.

Il faut dire que tous ont contribué à une étape ou une autre de la création de ce projet. Mais avant d’aller plus loin dans le détail de la réalisation de notre bibliothèque de rue, commençons par répondre à la question : Qu’est-ce qu’une bibliothèque de rue?

Parfois appelée Croque-livres, les bibliothèques de rue sont issues du mouvement nord-américain « Take a book, share a book ». Au Québec, c’est en 2014 que la Fondation Lucie et André Chagnon réunit plusieurs partenaires afin de lancer un premier réseau québécois de boîtes de partage de livres. Ces Croque-livres étaient destinés aux enfants, mais les adultes y trouvant aussi leur compte, d’autres groupes s’en inspirent et installent des bibliothèques de rue s’adressant à des lecteurs de tous les âges. Pour en savoir plus à propos du réseau des Croque-livres, visitez le site www.croquelivres.ca.

L'utilisation de la bibliothèque de rue est simple et gratuite : un enfant ou un adulte peut prendre un livre ou en donner un, sans aucune contrainte. Il ne s'agit pas de prêt de livres, mais bien de partage ou d'échange.

Une œuvre collective

Marie-Claude Tremblay, maman d’Arnaud et de Simone St-Laurent,  lance l’idée de ce projet lors d’une rencontre du comité bibliothèque. On est en 2015. Des échanges ont alors lieu avec les membres du comité cours d’école. Marie-Claude envoie plusieurs photos en guise d’exemples. « Parmi les photos, il y en avait de tous les genres, dont des modèles assez flyés. Mais honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que le résultat dévoilé aujourd’hui soit aussi original! Notre bibliothèque est magnifique. »

Olivier Gauron, papa de Thomas et de Corentin, du comité cours d’école prend le projet sous son aile. Il coordonne toutes les étapes de la fabrication jusqu’à son installation. « Au début, on pensait faire une petite bibliothèque simple, style grosse cabane à oiseaux, jusqu’à ce qu’on voit la photo d’une bibliothèque intégrée à un tronc d’arbre. Là, David Lamontagne dit que ça tombe bien car il a accès, exceptionnellement, à plein de veilles souches. Il doit bien y en avoir une assez grosse. Et moi de dire : OK, ça ne sera pas bien compliqué, je m’en charge, livraison au printemps prochain. Finalement, c’était terriblement difficile et nous voici 3 ans plus tard. »

D’autres membres du comité cours d’école contribuent au projet. Ainsi, David Lamontagne, papa de Léya, trouve l’énorme tronc d’arbre qui deviendra la coquille de la bibliothèque. Il va aussi manier la scie à chaîne et creuser l’espace qui recevra les tablettes.

Alexandre Dagenais, papa d’Elfé et de Solem, entrepose le tronc d’arbre sur son terrain, le travaille avec sa scie à chaîne et le transporte plusieurs fois dans son camion.

Guillaume Bertrand, papa de Maélie et de Loan, ainsi que Dave Mc Fadden, papa d’Ariane, aident Olivier à nettoyer la souche. « Nous avons découvert de la mousse au cœur de la souche, mais aussi un autre arbre, tout petit qui avait décidé de s’enraciner là! »

Fanie Charest, maman de Naoki Fukomoto, propose d’orner la bibliothèque de sculptures en bois. Tous sont d’accord mais aucun membre du comité n’a ce talent. Fanie fait alors appel à son père, Guy Charest, qui travaille magnifiquement le bois. Il accepte de plonger dans le projet pour notre plus grand bonheur, car ses petits animaux de bois, tout en ajoutant au charme de notre bibliothèque de rue, la rendent unique.

En cours de processus, il est décidé d’inclure des livres sculptés dans le bois. Afin de leur attribuer des titres, plusieurs parents – dont Mélodie Turcotte, maman de Léon Quezada – en collaboration avec les enseignantes mènent une consultation auprès des élèves de l’Écollectif. Les titres sont ainsi choisis et inscrits directement sur les livres en bois.

Pour tenir la porte en place, Mathieu Binette, papa d’Élie et de Clara, fabrique les charnières et la poignée de métal. Les spirales des charnières et la poignée en forme de feuille s’harmonisent parfaitement avec les sculptures de M. Charest. Il a aussi contribué à l’installation finale de la bibliothèque.

Évidemment, la directrice Josée Poirier et les enseignantes participent et collaborent à plusieurs étapes dont celle de l’intégration de la bibliothèque à l’environnement de l’école.

Marie-Claude Tremblay, Josée Courtemanche, maman d’Alizée, Claudia  Fiore-Leduc et Maxime Gobeil, parents d’Azélie, des comités bibliothèque et musique organisent l’inauguration officielle du 26 octobre où la curiosité et l’émerveillement étaient au rendez-vous.

Merci à tous pour leur contribution à ce projet qui met de l’avant un bel esprit d’équipe et une volonté d’embellir notre Écollectif!

 

Photo Les_artisants : Plusieurs fiers artisans, de gauche à droite : Olivier Gauron, Alexandre Dagenais, Guy Charest, Marie-Claude Tremblay, Mélodie Turcotte et Maxime Gobeil.


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